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Explication de vote FO sur le point 2 du CCE du mardi 28 juin 2016 portant sur la note

 « Une organisation simplifiée pour un service personnalisé de proximité »


Pour FORCE OUVRIERE, votre nouvelle organisation dite « simplifiée » qui sous-entend au passage que la précédente était sinon complexe du moins simplifiable, ce dont nous n’avons jamais douté, relève d’une prérogative qui vous est propre, à telle enseigne que la Direction Générale est tout à fait capable quelles que soient les personnes qui la dirigeront demain de nous présenter en CCE un nouveau projet d’organisation non moins simplifié en prenant le contrepied parfait de ce qui va être mis en oeuvre via celui-ci.
Dans la mesure où à FO nous n’avons jamais été partisans de la poly-compétence à outrance, assortie bien entendue d’un minimum de formation digne de ce nom ce qui n’était clairement pas toujours le cas, ce retour en arrière présenté comme un grand bond en avant serait plutôt de nature à nous satisfaire.
Néanmoins, cette simplification, qui est en fait une spécialisation se fait dans un contexte de contre-réformes plus régressives les unes que les autres. Cette spécialisation se fait également dans un cadre de territorialisation et de régionalisation rampante. L'agrégation de tous ces bouleversements désorganise profondément notre établissement et fait peser sur lui ce que Force Ouvrière qualifie de vaste restructuration, terme que le Directeur Général lui-même n'a pas contesté le 1er juin dernier.
Compte tenu donc des risques que ce projet fait peser sur tous les agents concernés par un énième changement de leur quotidien de travail et en particulier dans toutes les agences spécialisées appelées à être démantelées prochainement (mais pas que, les CIDC étant visiblement également sur la sellette), inquiets et vigilants pour leur devenir, en l’absence de certitudes les concernant, en réclamant une fois de plus que soit négocié dans chaque établissement concerné un accord spécifique plutôt que règne en la matière une quelconque forme d’arbitraire, FO se prononce CONTRE ce point de l’ordre du jour

 

 

DECLARATION FORCE OUVRIERE AU CCE EXTRAORDINAIRE DU MERCREDI 22 JUIN 2016

A l’ordre du jour de ce CCE, il est prévu que nous nous prononcions sur la situation économique et financière de Pôle emploi.

L’intitulé en soi de cette consultation pose déjà problème au sens où nous ne sommes pas partie prenante de vos choix stratégiques et financiers et encore moins des orientations politiques du gouvernement en place.

Autant nous ne pouvons que partager les constats présentés dans le rapport d’expertise du cabinet Sextant puisque les chiffres ne sont pas sujets à polémique, autant nous ne partageons pas les solutions que vous imposez à l’ensemble du personnel de Pôle emploi comme aux demandeurs d’emploi et aux entreprises dont nous avons la charge.

Dans un contexte social et économique où le chômage est loin de régresser tandis que les rémunérations des grands patrons du CAC 40 ne cessent de progresser, où le CICE a permis de dilapider des dizaines de milliards d’euros au bénéfice de grands groupes affiliés au MEDEF sans créer d’emplois durables susceptibles d’infléchir la courbe du chômage, le nouveau leitmotiv de la Direction Générale de Pôle emploi serait celui du « redéploiement des ressources internes » puisque, nous citons la synthèse du rapport présenté, page 7, « les objectifs assignés par la convention tripartite se font donc à moyens globalement inchangés ».

Pour FORCE OUVRIERE, il appartient à l’Etat de prendre ses responsabilités et d’arrêter de se désengager comme il le fait depuis plusieurs années en laissant le soin à l’UNEDIC de financer majoritairement Pôle emploi.

Notre rôle à FORCE OUVRIERE n’est pas d’accompagner un énième changement de cap mais bien de veiller aux impacts au quotidien pour les agents et de défendre leurs conditions de travail et leur avenir professionnel, en ne perdant pas de vue la qualité du service à rendre à nos usagers.

Ainsi, qu’il nous soit permis de nous interroger quant à la priorité donnée au numérique sur la relation de face à face, sous couvert de modernité à tout crin et d’économies d’échelle, comme si une tablette ou un algorithme étaient la panacée pour aider un demandeur d’emploi à retrouver du travail.

Le virtuel a ses limites et nous, pour notre part, nous lui préférons du concret.

Ainsi, quelles perspectives d’avenir offrez-vous par exemple à tous les agents des A2S qui savent programmée la fin de leurs unités spécialisées sans visibilité pour la plupart quant à la suite de leur carrière ?

Quelles garanties tangibles et factuelles mettez-vous sur la table pour le reclassement de tous ces DAPE, de tous ces REP, RRA, conseillers et psychologues qui n’ont jamais démérité depuis la création des A2S ?

A FORCE OUVRIERE, nous revendiquons des accords collectifs en la matière dans les Etablissements concernés et non le recours à des reclassements au fil de l’eau au gré desquels les agents devront s’en remettre à de petits arrangements à l’amiable pour se recaser tant bien que mal.  

Ainsi qu’en est-il exactement du rattachement des formateurs permanents des CIDC à la Direction Générale ?

Aujourd’hui, on doit s’en tenir à des mails envoyés aux agents invités à participer à la DG à des groupes de travail dans le cadre d’un « accompagnement au changement » , information obtenue syndicalement par la bande, pour savoir que se trame une refonte en profondeur des CIDC.

Interrogés en CHSCT du Siège par nos soins, les représentants de l’Etablissement bottent en touche en avançant prudemment qu’ils sont en cogitation sur le sujet.

Quand aurons-nous droit en CCE à une information et une consultation sur ce sujet englobant dans son analyse des questions aussi sensibles que le devenir des accords locaux dont bénéficient à bon droit ces collègues ?

Sur ces sujets on ne peut plus d’actualité, nous attendons des réponses rapides, lesquelles conditionneront en partie le vote que nous formulerons tout à l’heure en séance, en saluant au passage la qualité de l’analyse fournie par le cabinet Sextant.